mar 29 avr 2008
Interview de Julien Doré
29 04 2008Quand Le Matin interviewe Julien Doré, ça donne ça :
Vous venez de sortir un premier single, «Les limites». Jusqu'à quel point est-il autobiographique?
Il est surtout lié à ce que je me figure de la notion de single. L'idée du single me fait chier. Ce titre-là est un peu court, léger, comme ce qui se faisait dans les années 1960. Il y a une cohérence avec la voix qui trace sans effet, sans essayer de trop séduire. Avec l'attente qu'il y avait sur moi, je craignais la manière dont j'allais être traité, avec le premier son envoyé. Du coup, ce titre n'a rien à voir avec les autres morceaux. Ça m'amuse. On va croire que tout l'album est comme ça, alors que justement non. Et ça rejoint ce que l'on faisait dans les années 1960, où ce n'était pas des chansons à voix. Je ne pense pas être un chanteur dans ce sens-là. C'est pour ça que je fréquente Christophe ou Arno. Ils détestent cette notion de chanteur. Imaginer ma voix comme un instrument, c'est plus défendable.
C'est pour ça que la voix n'est pas mise en avant sur les titres de ce futur album?
La voix, ce n'est pas la performance absolue pour faire comprendre aux gens que c'est chanté. Sur la plupart des morceaux, c'est plus calme et mesuré. Et je déteste la variété qui consiste à mettre la voix devant les arrangements. J'essaie de m'éloigner de ça pour ne pas être un chanteur de variété. Je n'aime pas la notion de variété, ni celle de chanteur. J'aime ce qu'on a trouvé avec les musiciens et réalisateurs de l'album. Je voulais protéger cela, car c'est plus proche de mon univers.
Votre prochain album s'intitulera «Ersatz». A quoi fait-il référence?
Son synonyme français, c'est succédané. Ça me faisait marrer, mais je n'avais pas tellement envie de l'utiliser au premier degré. C'était un mauvais jeu de mots à la Laurent Ruquier. Ersatz, c'est ce que vit un artiste dans la société actuelle, le fait d'être traumatisé par des chefs-d'oeuvre, de ne plus être dans la possibilité de créer de nouvelles formes, un nouveau langage musical.
Avez-vous eu une liberté totale pour cet album?
J'avais tellement ouvert ma gueule pendant l'émission que la pression a été égale à zéro. J'ai bossé avec les gens que je voulais, j'ai eu beaucoup de chance.
Y a-t-il des reprises?
Oui, il y en a une de Gainsbourg, «SS in Uruguay», tiré de l'album «Rock Around The Bunker». Mais cette chanson est si peu connue qu'on aurait pu croire que c'était la mienne.
Suivez-vous régulièrement «Nouvelle star»?
Comme un mec qui vient de finir son album, qui bosse sur la pochette, il se trouve que, de temps en temps, le mercredi soir, je regarde l'émission comme un téléspectateur normal. Ça me fait bizarre de voir que ça a recommencé. J'aime bien Philippe Manoeuvre, je le trouve fidèle à son cliché, à son personnage, mais, au moins, il n'essaie pas de se prendre pour un autre. Ce qui n'est pas le cas de tous les membres du jury. Les candidats, je les ai rencontrés, ils sont cool et simples.
N'avez-vous pas la sensation d'avoir crédibilisé «Nouvelle star» avec votre victoire de l'an dernier ?
Peut-être, mais ce n'est pas forcément bon signe. Cette année, il y a plein de gars qui font du rock et, ce qui m'embête, c'est que je ne sais pas si ça sert l'émission. L'année dernière, il y avait pas mal de diversité. Avec les chansons, on pouvait toucher ma mère, ma grand-mère ou mon pote des beaux-arts. C'est ce qui fait le succès de l'émission, c'est cette diversité-là. Elle rattache plein de gens en France, elle est crédible et agréable à regarder. Si tout le monde fait du Johnny Cash ou du Bob Dylan, c'est moins marrant. Cette année, on a un peu l'impression qu'ils sont tous de la même famille. C'est ce qui m'ennuie, mais je ne suis qu'un téléspectateur.
Vous allez partir en tournée dès cet été. Ça ressemblera à quoi, Julien Doré sur scène?
C'est trop tôt pour le dire. Là, je bosse pour les premiers showcases qu'on va faire. Mais ça va être cool, il va y avoir des blagues, de la musique, ça va être top. Ce sera aussi bien que «Starmania».





C'quest vachement bien avec toi c'est que t'as pas de limites ... Franchement je te kiffe à don'f.
Y'a du Man Ray en toi
du Dali un soir de Gala
t'es toomutch, t'es trop
de la démesure, de l'imagination
du Douanier Rousseau sur la pochette du disque, jungle
de l'auto-dérision
les poches pleines de jujubes-jungle
t'es mon Dada
osez osez ...
et que durent durent tous ces moments de douce folie
un artiste, un vrai, enfin
t'es un mec hyper intelligent
profites
bonne reconversion de ton primitif
tu m'as conquis
je t'adore
Gaïa
C'est n'importe quoi, on attendait pas ca de toi, on attendait un bon clip rock mais vraiment quand on voit ca on aurait mieux fait de laisser tigane nouvelle star parce que la vraiment